Last Order est l'un de ces groupes qui vous laisse une énergie électrique dans le corps. Une décharge sonore qui vous colle les pieds au sol, le cerveau en surchauffe de riffs incendiaires. Bref, une énergie à convertir n'importe qui au rock.
Le Frog (et oui, encore lui) a tourné à plein régime pour la troisième venue de Last Order. Les serveuses papillonnent de tables en tables, les barmans tirent les bières à la chaîne et le groupe dégaine « Blue Suede Shoe » en premier, histoire de capter rapidement l'attention du public. La chaleur printanière donne des ailes au quatuor qui s'élève, se fait plaisir et donne l'impression d'être intouchable. Les deux premiers sets font office de mise en jambe au vu de la suite, on oscille entre les chansons des films de Tarantino et les excentriques Darkness, de «Barbès» (FFF) à « Freedom » (G. Michael) remis au goût du jour avec son son rock et ses choeurs impeccables. Encore une fois, le public parle très peu pendant les sets, trop occupé à contempler la vélocité dont fait preuve l'homme à la Strat' blanche. Leur répertoire étant bien rodé, ils peuvent passer à la partie la plus jouissive qu'un musicien puisse connaître : le « kiffe ». Le fait d'être là, de maîtriser les choses, de ne plus avoir de pression, sur tel ou tel plan, finalement, être sûr de son jeu et essayer d'en extraire le meilleur. Le troisième set est à leur image, brute et compacte. Ils déballent le gros son, emmenant le public vers des sphères musicales inexplorées par les auteurs. Ils gagnent d'ailleurs en charisme, leur présence est plus affirmée. Quatre piliers ancrés dans le parquet du pub, sans fissure, ni décalage, assez solides pour parer quelconque attaque du tempo soutenu de « Black Betty », nouvelle échappée de la salle de répèt'. Devant les yeux écarquillés du public, la célèbre Betty ne chutta pas, au contraire, elle gagna sa place pour les prochaines exhibitions. Tout le monde a le sourire aux lèvres, les serveuses pausent cinq secondes pour les applaudir entre quelques chansons, « Black or White » en rappel, après un « Always on the run » hépique et un « Whole Lotta love » ayant pris un sacré coup de jeune.
Last Order se rapproche à grand pas de la liberté face à leur show, se permettant plus d'audace et de créativité sans tomber dans l'excès de la démonstration.
Et toujours : www.lastorderlive.com
Pour leur deuxième exhibition au Frog, Last Order a confirmé avec simplicité sa bonne présence scènique. Toujours aussi efficaces dans leur interprétations des standards rock des cinq dernières décennies, ils ont donné un air de show case au Frog avec une attitude décontractée et quelques petites fautes de notes. Le chanteur, progressant autant en chant qu'en communion avec le public, ce soir composé en majorité de leur fan club, dégage l'énergie nécessaire pour convaincre ceux qui n'étaient venus que pour boire un verre...
C'est toujours aussi impressionnant à voir et entendre,
Pour plus de détails sur le premier live au Frog (plus précis aussi) :
http://ultimatereviews.centerblog.net/1317909-Review-Last-Order-At-The-Frog-010307
Pour les infos sur le groupe et les concerts à venir :
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Last Order At The Frog
Last Order n'a pas failli à sa réputation. Grosses guitares et une section rythmique impeccable ont donné un grand vent de Rock n 'roll au Frog, jeudi soir.
Ambiance after-work, c'est bondé, c'est bon signe. Après une petite heure d'attente, les lumières de la salle se tamisent pour réhausser celles de la scène, le quatuor arrive, prend ses marques et débute le set.
« Stuck in a middle with you » ouvre officiellement cette soirée. Quelques standards 60's pour chauffer le public et la machine est en marche, bien huillée et régulière. Au terme d'une interprétation envoûtante et passionée de « Baby did a bad bad thing » (Chris Isaak) et un hargneux « Hit the Road Jack », le public se tait peu à peu, écourtant les conversations pour apprécier pleinement la fougue du combo. Aucun temps mort, même avec une corde de guitare qui a préféré céder, le batteur et le bassiste se lancent dans une impro sur fond de « Deeper Underground » (Jamiroquai), la guitare fraîchement réaccordée les rejoint pour offrir une belle séquence de solos.
Retour à la setlist, Jérémy arme sa Strat', la booste avec une Dime (pédale de distortion (2x9V !!!) et c'est parti pour un « I want it all » qui n'aura pas laissé indifférents les fans de Queen. C'est clair, fluide, bien amené, le public est sous le charme. S'en suivront quelques hits, « I Believe in a Thing Called Love » (The Darkness), « So Lonely » (Police) pour finir sur un « Purple Haze » Hendrixien. Il ne manquait plus que le « Star Spangled Banner » pour revivre la mi-Août 69, le LSD en moins.
Le premier set est prometteur pour la suite, c'est maîtrisé et le public en redemande. Petite pause d'1/4 d'heure, histoire de prendre l'air et c'est reparti.
« Sweet Emotion » (Aerosmith) pour raviver l'attention du public et Last Order passe la 4ème. Le deuxième set est plus rock n roll, ça sent la sueur, la bière et la clope. Ces quatres-là n'ont pas envie de faire de concessions : c'est du brut de décoffrage. Ils sont de plus en plus à l'aise et efficaces et ca se voit : petites pauses pour les photos, attitude décontractée, bonne connexion avec le public... « Mon Idole » (Sinclair), « Rock n roll » et « On My hotel TV » (Skunk anansie) viennent augmenter l'enthousiasme des clients restés en masse malgrè l'heure presque tardive. Après une mise en place approximative de l'intro de « Dream On » (Aerosmith), la magie opère une nouvelle fois. Ils donnent une seconde vie à ce tube de l'année 1973, le ralentissant juste assez pour qu'il prenne mieux son envol final. Les trois derniers titres du soir, « Sympathy for the devil », « Highway to hell » et « Whole lotta love » confirment bien le bon niveau de ce groupe, ça sonne, ça fait plaisir. Dans le pub, les applaudissements ne désamplissent pas pendant 5 minutes après le dernier accord. Totale Réussite.
Last Order étonne par sa facilité à colorer certains titres, à en exploiter le meilleur pour le tirer vers le haut. Des musiciens au service de la musique et non le contraire.
A voir, à avoir et à boire Absolument.
Pour plus d'infos : wwww.lastorderlive.com ou www.myspace.com/lastorderlive