Last Order At The Frog
Last Order n'a pas failli à sa réputation. Grosses guitares et une section rythmique impeccable ont donné un grand vent de Rock n 'roll au Frog, jeudi soir.
Ambiance after-work, c'est bondé, c'est bon signe. Après une petite heure d'attente, les lumières de la salle se tamisent pour réhausser celles de la scène, le quatuor arrive, prend ses marques et débute le set.
« Stuck in a middle with you » ouvre officiellement cette soirée. Quelques standards 60's pour chauffer le public et la machine est en marche, bien huillée et régulière. Au terme d'une interprétation envoûtante et passionée de « Baby did a bad bad thing » (Chris Isaak) et un hargneux « Hit the Road Jack », le public se tait peu à peu, écourtant les conversations pour apprécier pleinement la fougue du combo. Aucun temps mort, même avec une corde de guitare qui a préféré céder, le batteur et le bassiste se lancent dans une impro sur fond de « Deeper Underground » (Jamiroquai), la guitare fraîchement réaccordée les rejoint pour offrir une belle séquence de solos.
Retour à la setlist, Jérémy arme sa Strat', la booste avec une Dime (pédale de distortion (2x9V !!!) et c'est parti pour un « I want it all » qui n'aura pas laissé indifférents les fans de Queen. C'est clair, fluide, bien amené, le public est sous le charme. S'en suivront quelques hits, « I Believe in a Thing Called Love » (The Darkness), « So Lonely » (Police) pour finir sur un « Purple Haze » Hendrixien. Il ne manquait plus que le « Star Spangled Banner » pour revivre la mi-Août 69, le LSD en moins.
Le premier set est prometteur pour la suite, c'est maîtrisé et le public en redemande. Petite pause d'1/4 d'heure, histoire de prendre l'air et c'est reparti.
« Sweet Emotion » (Aerosmith) pour raviver l'attention du public et Last Order passe la 4ème. Le deuxième set est plus rock n roll, ça sent la sueur, la bière et la clope. Ces quatres-là n'ont pas envie de faire de concessions : c'est du brut de décoffrage. Ils sont de plus en plus à l'aise et efficaces et ca se voit : petites pauses pour les photos, attitude décontractée, bonne connexion avec le public... « Mon Idole » (Sinclair), « Rock n roll » et « On My hotel TV » (Skunk anansie) viennent augmenter l'enthousiasme des clients restés en masse malgrè l'heure presque tardive. Après une mise en place approximative de l'intro de « Dream On » (Aerosmith), la magie opère une nouvelle fois. Ils donnent une seconde vie à ce tube de l'année 1973, le ralentissant juste assez pour qu'il prenne mieux son envol final. Les trois derniers titres du soir, « Sympathy for the devil », « Highway to hell » et « Whole lotta love » confirment bien le bon niveau de ce groupe, ça sonne, ça fait plaisir. Dans le pub, les applaudissements ne désamplissent pas pendant 5 minutes après le dernier accord. Totale Réussite.
Last Order étonne par sa facilité à colorer certains titres, à en exploiter le meilleur pour le tirer vers le haut. Des musiciens au service de la musique et non le contraire.
A voir, à avoir et à boire Absolument.
Pour plus d'infos : wwww.lastorderlive.com ou www.myspace.com/lastorderlive
enfin un article de fond digne d'un professionnel de la zic, on en redemande. bravo l'artiste et ses artistes musicos
Il a une sacrée plume mon petit poulet ! Continue comme ça.
bravo tof , 2 trés bons articles mention spécial à celui sur michel je suis épaté