Posté le 01.07.2007 par ultimatereviews
--
Posté le 01.07.2007 par ultimatereviews
Posté le 01.07.2007 par ultimatereviews
Posté le 01.07.2007 par ultimatereviews
Merci Sofia pour les photos
Posté le 01.07.2007 par ultimatereviews
Aerosmith peut résilier sa carte Vermeil.
Les « papys » du hard n’ roll ont prouvé qu’ils pouvaient encore dégager une énergie juvénile. L’enthousiasme et la générosité de Steven Tyler à l’égard du public sont indéniablement présents. 10 ans les séparent de leur dernière date française et ils n’ont pas pris une ride.
Bercy commence à être chauffé à bloc, après une très intéressante première partie assurée par Rose Hill Drive, qui conduit le public de bout en bout avec des compositions inspirées de Led Zep, Queens of the Stoned Age… Enfin, du bon rock, quoi !!!
Arrivée d’Aerosmith à 21.30.
La foule exulte. La scène est épurée, une longue allée traverse la fosse laissant Mr Tyler aller et venir, peu d’effets de lumière, un écran géant domine l’ensemble de l’espace. Le groupe investit la scène, Steven Tyler, bandana accroché au micro, looké très hippie chic, commence à faire le show à lui tout seul. « Love in an elevator » en guise de d’apéro et les cinq de Boston passent au plat de résistance : « Fallin in Love », un tonitruant « Cryin » qui fut l’occasion de revoir des images du clip, « Eat the rich » et son rot final, la set list est prometteuse. Le groupe est au meilleur de sa forme, Steven Tyler a la silhouette d’un adolescent longiligne, boosté aux « vitamines », Mister Perry, lui, imperturbable et plein de sobriété, transcende l’image du guitariste soliste, charismatique et mystérieux. Petit moment d’émotion avec « If I don’t wanna miss a thing », commencée au piano et la voix impeccablement vieillie de Steven. Une pluie d’écran de téléphones portables s’abat sur la foule. L’effet est moins féerique qu’avec les bons vieux briquets désormais, bannis des salles de concert ainsi que leurs indissociables cigarettes. S’en suivront « Jaded », « Rag Doll »,… « Baby, please don’t go », leur dernier single en date. Entre deux chansons, Steven Tyler soulève son marcel blanc et laisse entrevoir un « Lèche moi », inscrit au marqueur sur le bas ventre, des plus raffinés. On sent bien qu’il a toujours l’âme de ses 15 ans, faisant des grimaces, jouant avec son pied de micro, dévalant la scène de gauche à droite, serrant des mains pendant une ou deux minutes à chaque passage. Il a su garder son esprit rock n roll tout en dépassant de loin l’âge de raison. Chapeau bas !
Lorsque les "toxic twins" investissent le bout de l'allée pour être au "milieu" de la fausse afin d'offrir "Seasons of Wither", les fans sont subjugués par la complicité des deux piliers d'Aerosmith. L'alchimie de ces deux-là est toujours intacte après tant d'années de succès et d'excès en tout genre. Le reste du groupe (Brad Whitford, un peu empâté, Joey Kramer et Tom Hamilton) soutient d'une main de fer la rythmique. Whitford assure fort bien les rares solos que lui laisse Perry, ce qui traduit une fois de plus de la cohérence d'Aerosmith. Arrive l’un des tubes ayant le plus de versions de leur répertoire, « Dream On », la foule, décidément très calme voire trop calme, se réveille un petit peu à l’écoute de l’intro. La chanson groove un maximum, le groupe est très haut dans les sphères sonores. Sir Tyler lance la gueulante de l'entre deux couplets , mais encore une fois, il éloigne le micro (gueulante, entendue une seule et unique fois lors d'une interprétation en collaboration avec l'orchestre de l'école musicale américaine Berkley, "check Youtube"). Dommage... La playlist reprend ses droits avec "SOS Too Bad", l'hymne "Livin on the Edge", "Don't Stopping Around", Perry, seul, au chant, s'en sort plutôt bien et Hamilton faisant sautiller ses notes de basses sur "Sweet Emotion". Le show se termine sur l'excellent "Draw The Line", Perry, très en forme, bat sa guitare à grands coups de chemise laissant s'échapper à chaque choc, une nuée de poudre d'étoiles. Juste après que Kramer aie fait retentir sa dernière pulsation, Perry se jette dans la batterie comme à la bonne époque... Quelques minutes d'attente pour l'indispensable rappel et le riff de "Walk This Way" déclenche l'hystérie du public, enfin. A croire qu'il n'était venu que pour cet instant. La fin du concert est grandiloquente, Perry passe sa Gibson en mode "autoroute", sa vélocité est incroyable, la pertinence de son jeu d'une justesse à faire pâlir BB King. Les lumières de Bercy se rallument mais Steven et les autres sont toujours sur scène, remerciant le public. Un petit Extra ? Effectivement, ils offrent la surprise d'un deuxième titre en rappel et quel titre : "Mama Kin". Paris aura été la seule ville d'Euope à avoir entendu la magie de ce hit. Thanks Guys !!!
Même à presque 60 ans, Steven Tyler déclenche toujours autant d'enthousiasme. On ne peut que saluer sa prestation d'un large sourire en espérant qu'il décide de revenir faire un tour en France avant qu'il ne le puisse plus.
Posté le 16.04.2007 par ultimatereviews
Last Order est l'un de ces groupes qui vous laisse une énergie électrique dans le corps. Une décharge sonore qui vous colle les pieds au sol, le cerveau en surchauffe de riffs incendiaires. Bref, une énergie à convertir n'importe qui au rock.
Le Frog (et oui, encore lui) a tourné à plein régime pour la troisième venue de Last Order. Les serveuses papillonnent de tables en tables, les barmans tirent les bières à la chaîne et le groupe dégaine « Blue Suede Shoe » en premier, histoire de capter rapidement l'attention du public. La chaleur printanière donne des ailes au quatuor qui s'élève, se fait plaisir et donne l'impression d'être intouchable. Les deux premiers sets font office de mise en jambe au vu de la suite, on oscille entre les chansons des films de Tarantino et les excentriques Darkness, de «Barbès» (FFF) à « Freedom » (G. Michael) remis au goût du jour avec son son rock et ses choeurs impeccables. Encore une fois, le public parle très peu pendant les sets, trop occupé à contempler la vélocité dont fait preuve l'homme à la Strat' blanche. Leur répertoire étant bien rodé, ils peuvent passer à la partie la plus jouissive qu'un musicien puisse connaître : le « kiffe ». Le fait d'être là, de maîtriser les choses, de ne plus avoir de pression, sur tel ou tel plan, finalement, être sûr de son jeu et essayer d'en extraire le meilleur. Le troisième set est à leur image, brute et compacte. Ils déballent le gros son, emmenant le public vers des sphères musicales inexplorées par les auteurs. Ils gagnent d'ailleurs en charisme, leur présence est plus affirmée. Quatre piliers ancrés dans le parquet du pub, sans fissure, ni décalage, assez solides pour parer quelconque attaque du tempo soutenu de « Black Betty », nouvelle échappée de la salle de répèt'. Devant les yeux écarquillés du public, la célèbre Betty ne chutta pas, au contraire, elle gagna sa place pour les prochaines exhibitions. Tout le monde a le sourire aux lèvres, les serveuses pausent cinq secondes pour les applaudir entre quelques chansons, « Black or White » en rappel, après un « Always on the run » hépique et un « Whole Lotta love » ayant pris un sacré coup de jeune.
Last Order se rapproche à grand pas de la liberté face à leur show, se permettant plus d'audace et de créativité sans tomber dans l'excès de la démonstration.
Et toujours : www.lastorderlive.com
Posté le 05.04.2007 par ultimatereviews
Pour leur "première fois", les Red Lips ont déversé leur noisy pop anglaise parfois espagnole, avec simplicité et candeur. La petite contenance de la salle ajoute un côté intimiste et underground à ce girlband plein de glamour et d'efficacité.
La décoration du bar est plutôt viril, les ténardiers, charpentés modèle "Roadie Vintage", ne comptent déjà plus les bières servies et les places pour admirer les filles "deuch'nor" s'amenuisent au fil des minutes. Toute de rouge éclairée, la scène dégage une atmosphère chaleureuse et hypnotique, sublimée par les postures lascives de la chanteuse, la main accrochée à son pied de micro, telle Beth Gibbons. Leurs refrains accrocheurs sont repris au bout de quelques mesures ("yeah !" est un tube en puissance). Les Red Lips se prêtent au jeu et augmentent, par la même, la température, déjà torride, en accentuant leur jeu de scène et leurs larges sourires. Ce qui a tendance, d'ailleurs, à filer la bougeotte à la bretelle de la batteur. Leur son crunchy et caverneux contraste avec l'énergie pop de leurs compositions. Par leurs rythmes épurés et leurs mélodies entêtantes, elles tatouent le public d'un baiser rouge indélibile.
Pari réussi donc pour les Red Lips, se payant le luxe de deux rappels à la demande générale. Il faudra compter sur elles pour chauffer les bars de Lille même en hiver.
Malheureusement pas de photos, ni de site Web, pour le moment donc allez les voir au :
Nautilys le 23 Juin à Comines "d'inch'nor"
Posté le 27.03.2007 par ultimatereviews
Pour leur deuxième exhibition au Frog, Last Order a confirmé avec simplicité sa bonne présence scènique. Toujours aussi efficaces dans leur interprétations des standards rock des cinq dernières décennies, ils ont donné un air de show case au Frog avec une attitude décontractée et quelques petites fautes de notes. Le chanteur, progressant autant en chant qu'en communion avec le public, ce soir composé en majorité de leur fan club, dégage l'énergie nécessaire pour convaincre ceux qui n'étaient venus que pour boire un verre...
C'est toujours aussi impressionnant à voir et entendre,
Pour plus de détails sur le premier live au Frog (plus précis aussi) :
http://ultimatereviews.centerblog.net/1317909-Review-Last-Order-At-The-Frog-010307
Pour les infos sur le groupe et les concerts à venir :
www.lastorderlive.com
Posté le 19.03.2007 par ultimatereviews

Une belle histoire d'amour commença entre Michel Polnareff et la Jeune France. Cette France qui voulait bouscouler les tabous, libérer le corps des femmes, avoir le droit d'être jeune et respecté, cette France qui voulait que tout devienne possible... Lui, extravagant et provocateur, Elle, pas encore décidée à faire abstraction de la « Sainte Morale », tout en ayant une folle envie de la renvoyer au couvent. Au détour d'une mélodie aux accents jazzy, écoutant un certain Polnareff implorait de ne pas se moquer de son pauvre amour, elle ne peut résister à ce jeune homme philiforme, à la voix haut perchée, préférant exploiter son génie dans la musique pop(ulaire) plutôt que dans la « grande » musique. Elle voit en lui un renouveau, un personnage public différent des minets gominés et endimanchés. Ses textes fédérateurs sont décriés par les bien pensants, ces hommes et ces femmes qui redoutent de voir leurs filles perverties par un « beatnik », androgyne, ne leur montrant jamais son regard même lorsqu'il leur montre son cul. Une histoire de « Frisc » contraint Michel Polnareff à quitter sa bien aimée pour le Nouveau Monde. Il lui écrira une lettre, pour elle, pour lui dire combien il l'aime. En retour, la Jeune France perpétuera son oeuvre, pour que les prochaines générations apprennent un peu la vie de cet homme qui fut obligé de clamer : « Je suis un homme » pour assurer son hétérosexualité aux yeux de la Société. Cette même Société qui parlera de lui, plus pour ses scandales et ses frasques que pour son talent, celle qui continuera de le marginaliser pour ne pas avoir voulu entrer dans le rang. Pendant son absence, présente pour ses défendeurs, il fit des apparations quasi immaculées, le temps d'une interview ou d'un concert à la mythique salle du Roxy... Il entretient le mystère, ne voulant toujours pas revenir voir la France, celle qui l'a adulé et porté en héros.
Près de 35 ans auront suffi pour que Michel décide enfin de renouer l'amour qui le lie à la France, celle qui a grandi avec lui. La nouvelle sonne comme un coup d'éclat, Polnareff est de retour. Ce retour, il le signe magnifiquement d'une tounée de concerts affichés complets depuis des mois, la France ne l'a pas oublié et elle répond présente. Après un semestre d'attente, d'excitation et d'envie, le soir est venu, ce mercredi soir. Accrochée au-dessus de la scène, la célèbre paire de lunettes, taillée XXL, capte tous les regards. Quelques perruques blondes viennent ajouter un air de fête à ce qui est déjà l'événement musical de l'année 2007. 21.15 : la foule scande le nom de son héros... le revoilou.
L'émotion est grande au sein du public lorsque les premières notes de « Je suis un homme » commence à taquiner ses tympans. Le fond de la scène est drapé d'un lit de petites étoiles, quelques sphères augmente son caractère spacial, très proche de Pink Floyd. Un cocon lumineux, servant d'axe à cet univers, illumine la piste de spectacle. Soutenu par 17,000 choristes, Polnareff déballe son répertoire le plus évident. Ses musiciens, sûrement parmi les meilleurs du monde, sont impressionnants de virtuosité et de précision. Dédicace au batteur qui offre un solo « tarentulesque ». Le temps de se demander qui a tué grand maman ?, et les choristes, les vrais ceux de Michel, ouvre à Bercy l'étendue de leur voix angélique. Le public est à deux centimètres du sol. Et puis, Lui, seul au piano, entonnant l'intro de sa Lettre, cette mélodie romantique que toute la France connait, celle qui évoque si bien le talent de Polnareff à composer des chansons indémodables et si bien construites. Ses chansons reprises en coeur par les jeunes et moins jeunes, sonnent commes des hymnes de la grande tradition de la Pop anglaise. Il n'a d'ailleurs jamais caché son penchant pour la langue de Shakespeare. Ah ces Anglais, n'y-a-t-il vraiment que pour la cuisine qu'ils ont mauvais goût ? Assurément oui. Ce soir, il a encore donné Tout tout pour ses chéries, dit Goodbye à Marylou et a assuré à sa bien-aimée, France qu'elle ira au Paradis... Et surtout Lui.
Posté le 12.03.2007 par ultimatereviews
Last Order At The Frog
Last Order n'a pas failli à sa réputation. Grosses guitares et une section rythmique impeccable ont donné un grand vent de Rock n 'roll au Frog, jeudi soir.
Ambiance after-work, c'est bondé, c'est bon signe. Après une petite heure d'attente, les lumières de la salle se tamisent pour réhausser celles de la scène, le quatuor arrive, prend ses marques et débute le set.
« Stuck in a middle with you » ouvre officiellement cette soirée. Quelques standards 60's pour chauffer le public et la machine est en marche, bien huillée et régulière. Au terme d'une interprétation envoûtante et passionée de « Baby did a bad bad thing » (Chris Isaak) et un hargneux « Hit the Road Jack », le public se tait peu à peu, écourtant les conversations pour apprécier pleinement la fougue du combo. Aucun temps mort, même avec une corde de guitare qui a préféré céder, le batteur et le bassiste se lancent dans une impro sur fond de « Deeper Underground » (Jamiroquai), la guitare fraîchement réaccordée les rejoint pour offrir une belle séquence de solos.
Retour à la setlist, Jérémy arme sa Strat', la booste avec une Dime (pédale de distortion (2x9V !!!) et c'est parti pour un « I want it all » qui n'aura pas laissé indifférents les fans de Queen. C'est clair, fluide, bien amené, le public est sous le charme. S'en suivront quelques hits, « I Believe in a Thing Called Love » (The Darkness), « So Lonely » (Police) pour finir sur un « Purple Haze » Hendrixien. Il ne manquait plus que le « Star Spangled Banner » pour revivre la mi-Août 69, le LSD en moins.
Le premier set est prometteur pour la suite, c'est maîtrisé et le public en redemande. Petite pause d'1/4 d'heure, histoire de prendre l'air et c'est reparti.
« Sweet Emotion » (Aerosmith) pour raviver l'attention du public et Last Order passe la 4ème. Le deuxième set est plus rock n roll, ça sent la sueur, la bière et la clope. Ces quatres-là n'ont pas envie de faire de concessions : c'est du brut de décoffrage. Ils sont de plus en plus à l'aise et efficaces et ca se voit : petites pauses pour les photos, attitude décontractée, bonne connexion avec le public... « Mon Idole » (Sinclair), « Rock n roll » et « On My hotel TV » (Skunk anansie) viennent augmenter l'enthousiasme des clients restés en masse malgrè l'heure presque tardive. Après une mise en place approximative de l'intro de « Dream On » (Aerosmith), la magie opère une nouvelle fois. Ils donnent une seconde vie à ce tube de l'année 1973, le ralentissant juste assez pour qu'il prenne mieux son envol final. Les trois derniers titres du soir, « Sympathy for the devil », « Highway to hell » et « Whole lotta love » confirment bien le bon niveau de ce groupe, ça sonne, ça fait plaisir. Dans le pub, les applaudissements ne désamplissent pas pendant 5 minutes après le dernier accord. Totale Réussite.
Last Order étonne par sa facilité à colorer certains titres, à en exploiter le meilleur pour le tirer vers le haut. Des musiciens au service de la musique et non le contraire.
A voir, à avoir et à boire Absolument.
Pour plus d'infos : wwww.lastorderlive.com ou www.myspace.com/lastorderlive